L’empreinte

L’empreinte est un court-métrage réalisé dans le cadre d’un projet universitaire de l’université Marne-La-Vallée en Mars 2014.  

Nous avions pour thème la répétition et comme consigne de ne pas utiliser de dialogue et de musique, même intra-diégétique. (à l’intérieur de l’histoire. J’ai été responsable de l’image (cadrage, lumière) et ai fait le montage avec Augustin Thaï. 

 

 

Récit d’un tournage :

 

Nous étions une équipe de quatre personnes. Pour le 2nd semestre de notre licence 1 cinéma à Marne-La-Vallée nous avions comme travail de faire notre propre court métrage. Notre travail devait être supervisé par un de nos professeurs mais au final soyons clairs il ne nous a pas servi à grand-chose. Tout le travail du court métrage devait s’étaler sur huit semaines. 

Quatre semaines de création du scénario et de préparation du tournage, une semaine pour le tournage et trois semaines pour le montage.

Nous devions utiliser selon les plans prévus les bancs de montage Avid et les caméras de l’université. 

J’ai très vite convaincu le groupe d’utiliser mon 5d au lieu des vieilles Handycam Sony qui fonctionnaient uniquement en DV de l’université, ainsi que mon ordinateur personnel pour le montage. Mon ordinateur étant déjà bien plus puissant que ceux proposés par l’université, il nous permettait aussi de ne pas être limités par les horaires des locaux universitaires. 

De plus j’avais comme logiciel Adobe Première Pro que je trouve beaucoup plus simple d’utilisation qu’Avid pour un résultat qualitatif équivalent. 

Avec comme thème la répétition nous sommes arrivés très vite à un scénario tournant autour du train-train habituel de la vie « Métro, Boulot, Apéro, Dodo »  ^^ 

La difficulté première était d’arriver à exprimer une histoire sans dialogue, mais aussi à garder un rythme sans musique. 

Ayant d’autres projets à ce moment-là, j’ai préféré m’éloigner de la partie scénario et organisation pour ne m’occuper que des cadres lors du tournage ainsi que du montage.  Mais surtout le scénario créé ne me correspondait pas du tout, et je ne me voyais pas réaliser un scenario que je n’aimais pas. 

Le scénario fut donc écrit par Augustin Thaï, Maxime Pezet et Selma Borges. 

Ils organisèrent également le casting, le déroulement du tournage, le découpage technique. Pour le choix des actrices, nous avons organisé un casting sur deux jours dans les locaux de Marne-La-Vallée auquel j’ai assisté. Pour l’acteur principal nous l’avons finalement choisi un peu au dernier moment.

 

Le tournage :

 

Il se déroula sur trois jours. Pour le premier jour nous avons tourné les plans extérieurs dans la rue de Nevers avec l’acteur principal et la mendiante, puis les plans à l’intérieur du métro. Nous avons choisi le métro 3bis qui est souvent désert. De plus nous n’avions pas d’autorisation de tourner, donc nous avions moins de chance de tomber sur des contrôleurs. 

Le deuxième jour a été notre plus grosse journée, nous avons commencé le matin à tourner sur le Pont Neuf. Les plans en extérieur étaient difficiles, en particulier sur le Pont Neuf où il y avait une importante fréquentation de touristes qui ne comprenaient rien à ce qu’on leur disait. 

J’étais à la camera, les autres s’occupaient d’arrêter les gens quand nous filmions mais c’était extrêmement difficile puisque beaucoup de gens ne voulaient pas s’arrêter, certains même regardaient la caméra lors de leur passage ce qui était très énervant. 

Je me rappelle en particulier d’un plan où je devais filmer l’autre côté du pont et où on ne pouvait le faire qu’à un moment très précis où les voitures venaient juste de passer devant le feu vert. D’ailleurs le dernier plan sur le Pont Neuf a été très émouvant puisque je devais filmer de très loin. Nous en avions marre au bout de trois heures à essayer de ne pas filmer la foule, et pour cette dernière scène nous avons décidé de ne plus laisser passer personne. Augustin, Maxime et Selma étaient derrière moi pour empêcher les gens de passer et lorsque j’ai dit « coupé ! » il y avait derrière moi au moins trente personnes qui attendaient que le plan soit fini ; c’était assez impressionnant pour les étudiants que nous sommes. 

 

L’après-midi, nous avons tourné les différentes scènes de rue ainsi que des scènes à La Défense avec les mêmes problèmes avec les passants que sur le Pont Neuf. Ensuite nous avons tourné les scènes du restaurant aux alentours de Châtelet, les propriétaires du restaurant on été très gentils et nous ont donné naturellement l’autorisation de filmer. Pour finir nous avons ensuite tourné de nuit jusqu’à 22h à Noisy Le Grand pour les scènes de l’accident. Il fallait absolument que j’ai confiance en la conductrice de la voiture qui arrivait très vite, droit sur moi avec la caméra…  Légèrement stressant comme expérience ! 

Le lendemain a été plus tranquille puisque nous avons tourné toutes les scènes en intérieur dans l’appartement d’Augustin Thaï. 

Nous avons avancé beaucoup moins vite que prévu et la lumière extérieure (la lumière principale) commençait à manquer vers la fin, heureusement tout a été fini au bon moment. Eh oui, comme c’était un court métrage étudiant nous n’avions pas de budget, c’est aussi pour cela que tous les participants à ce projet ont été bénévoles, comme les acteurs. 

 

Le montage :

 

La partie tournage était maintenant terminée et elle s’était déroulée bien mieux que ce que j’aurais cru ; l’organisation était vraiment bien et surtout nous n’avons pas eu de problème majeur. Ma plus grande crainte a été qu’un de nos acteurs nous lâche à la dernière minute mais cela n’a pas été le cas. 

Augustin le réalisateur m’a laissé entièrement faire mon travail au niveau des cadres, il m’a expliqué ce qu’il voulait voir, je lui faisais un cadre et ensuite voyais avec lui si celui-ci lui convenait. C’est comme ça que nous avons travaillé tout au long du tournage et ça a bien fonctionné. 

Maintenant arriva le plus gros du travail, celui du montage. J’ai fait entièrement le derushage et le plus gros du montage lorsqu’Augustin n’était pas avec moi, nous devions rendre le court métrage trois semaines après le tournage… 

De ce fait nous avons beaucoup travaillé ensemble au montage, le montage son a été la plus longue partie. Le souci principal a été la vitesse d’enchaînement des plans et ceux que nous avons retiré au fur et à mesure pour ne pas trop lasser le spectateur.

L’autre soucis a été que notre court métrage ne devait pas dépasser les 4 minutes, de grosses coupes ont été nécessaires mais heureusement car le court est déjà très répétitif en version final, le garder en version longue aurait été une erreur. 

 

Conclusion : 

 

Pour ce court métrage, travailler en équipe a été difficile et m’a bien démontré à quel point le montage son est bien plus long que le montage vidéo. Ce que je retiendrai c’est le son du réveil qui à force de l’entendre m’a traumatisé ^^

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