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Et cette voix dans ta tête qui te répète…

 

Récit d’un tournage :

Le commencement :

 

Cela faisait un moment que j’avais l’idée de créer un court-métrage autour d’un personnage qui soliloque. Je voulais un personnage qui parle à son Moi maléfique, comme le personnage de Gollum dans « Le Seigneur des Anneaux ». Ce Moi maléfique a l’avantage d’être universel puisqu’il est en chacun de nous. Il nous fait douter, nous empêche souvent d’agir pour nous éviter d’avancer dans notre vie.

Une chanson du groupe Fauve explique très bien ce phénomène, le titre de ce court-métrage est d’ailleurs tiré de cette chanson.

J’ai rencontré Thalya Raymond pendant le tournage du clip « De Ceux – Fauve » et elle m’a tout de suite impressionné par sa prestance que je n’avais vu chez aucun acteur. Elle est née pour être actrice de cinéma.

De plus, un excellent feeling s’est tout de suite installé entre nous ; je voulais travailler à nouveau avec elle et elle n’avait pasencore de bande démo. La mise en place de mes idées a été très rapide et elle a accepté immédiatement ce double défi pour nous deux :

  • Pour elle, faire une conversation avec elle-même.
  • Pour moi, arriver à installer le même acteur en deux fois dans le même cadre.

Nous nous sommes revus plusieurs fois pour poser nos idées et préparer le tournage.

C’est le premier court-métrage pour lequel j’ai véritablement bâti un scénario et un découpage technique.

Nous avons décidé par la suite de tourner dans mon propre appartement, car il permet le recul nécessaire à mon unique objectif qui est un 50mm. En outre, il fallait absolument que nous tournions en intérieur pour avoir une luminosité constante, ce qui était crucial pour les plans doubles (les plans où le personnage 1 et le personnage 2 apparaissent dans le même cadre).

 

Un tournage complexe :

 

Voici comment j’ai tourné les plans dans lesquels les personnages apparaissent ensemble dans le même cadre.

Je prendrai comme exemple le cadrage en plan large du lit.

J’ai commencé par installer ma caméra sur pied avec le bon cadrage, ensuite j’ai installé Thalya aux deux endroits du cadre où elle allait apparaître, et je lui ai fixé des repères au sol. J’ai ensuite installé les lumières : une principale à droite, une moins puissante à gauche, une qui éclaire le mur de gauche pour éliminer les ombres, et enfin une dernière au fond de la pièce pour faire ressortir les personnages et atténuer les ombres.

J’avais déjà dû régler un projecteur sur le tournage de « L’empreinte » mais c’est véritablement la première fois que je suis le chef-opérateur. J’ai ainsi procédé à peu près de la même manière pour tous les autres cadrages. Les images que je montre dans ce dossier sont les images sans retouches. Comme on peut le voir, elles sont très jaunes ce qui est dû à mes lampes d’éclairage ; néanmoins cela a créé une ambiance chaleureuse. Quand j’ai tout réglé, nous avons pu commencer à tourner la première partie de ce plan.

C’est-à-dire que pour tourner un plan où nous avions les deux personnages à l’intérieur du cadre, nous étions obligés de le tourner deux fois.

C’est pour cela que le cadre ne devait jamais bouger. Pour tourner les deux parties du plan, Thalya était en pyjama sur le lit, je lançais la caméra, m’installais à l’endroit du deuxième personnage et lui donnais la réplique.

Ensuite nous inversions les rôles.

Au montage je me suis retrouvé donc avec deux plans que j’ai installé l’un sur l’autre en V1 et V2.

 

Par la suite sur Adobe Première, j’ai appliqué un recadrage sur mon Plan 2 en V2 vers la gauche et j’ai scindé mon image en deux, ce qui fait apparaitre la partie droite de V1.

Comme on le voit ici, même en ayant gardé exactement le même cadrage et le même éclairage, nous voyons une coupure sur le centre. J’ai donc appliqué un fondu sur la coupure de V2, c’est pour cela que j’ai laissé un vaste espace entre les deux personnages. J’ai appliqué également le même procédé pour le champs / contre-champs qui aurait rendu bien mieux avec une longue focale, mais j’étais limité avec mon 50mm.

La principale difficulté, avec ce genre de plan, est de respecter les temps de pause de reprise dans la conversation entre les personnages pour que tout s’imbrique parfaitement lors du montage. Pour les plans en champ/contre champs j’ai du utiliser une épaulière que je privilégie toujours.

Avec les autres cadres je ne pouvais pas puisque rien ne devait bouger, mais ici grâce au mur blanc je pouvais me le permettre. Nous avons installé 3 scotsh de positions sur le sol.

 

Un pour le personnage 1

Un pour le personnage 2

 

Et enfin le dernier scotch pour moi.

J’ai également mis un scotch sur l’écran de mon appareil pour savoir où se situait la délimitation des cadres. Par la suite pour les personnages filmés en amorce (une amorce est une partie d’un personnage que l’on voit flou) j’ai accentué le flou pour faire croire que je filmais avec un autre objectif que celui que je possédais, j’aurais dû avoir un 85mm. Après ces deux jours de tournage nous avons ensuite filmé dans un autre appartement la scène de dispute du début et quelques inserts de plans comme la scène où je regarde son portable.

 

Le montage/etallonage :

 

Pour le son rien n’était optimal car, faute de moyen, j’ai dû utiliser uniquement le micro intégré de ma caméra.

Pour la musique je savais que je voulais The Departure de Michael Nyman pour la fin mais il me fallait une musique d’ambiance qui puisse ensuite se fondre avec celle de la fin.

J’ai pu faire appel à quelqu’un de très talentueux que j’ai rencontré lors du festival de cinéma de Cavaillon où j’ai été chargé de cadrer. Lucas Napoleone fit un excellent travail en faisant une reprise avec variation de la musique de fin au piano.

J’ai dû ensuite m’attaquer à l’étallonage que j’ai fait avec speedgrade. L’image était trop jaune selon moi, trop chaude, elle apportait tout de même une ambiance mais je voulais autre chose. J’ai donc rajouté de la lumière et du contraste à l’image. Puis j’ai diminué les rouges et les verts et augmenté les bleus pour rendre plus blanche l’image. Je me suis ensuite heurté à un problème sur le plan large, j’avais disposé des lumières face à l’actrice. Les spots diffusaient une lumière chaude et jaune.

Ensuite j’ai placé un néon derrière, contre le mur, pour détacher l’actrice du mur, pour donner de la forme à l’image. Le souci qui est arrivé est que ce néon diffusait une lumière très bleue, du coup en augmentant les bleus à l’étallonage l’éclairage à l’arrière est très voyant. J’ai dû passer un long moment de réglage pour atténuer la couleur bleue en arrière plan. J’ai fini avec un étallonage homogène sur l’ensemble des scènes hormis la scène de dispute que j’ai volontairement mis en contre jour et en surexposition durant le tournage pour faire croire à un souvenir. A l’étallonage j’ai beaucoup augmenté les bleus.

 

Conclusion :

 

Pour moi chaque niveau technique a été vécu comme une nouveauté, mais surtout c’est la première fois que j’ai dû jouer comme acteur.

C’était une première expérience très amusante ; il n’y avait pas de jeu d’acteur complet puisque je n’avais pas de texte, mais jouer l’amoureux d’une fille que je connaissais à peine n’était pas chose aisée. Nous avons d’ailleurs dû tourner à nouveau un des flashback car, sur la première version, je n’étais pas du tout à l’aise.

J’ai appris qu’être acteur au final c’est exacerber des émotions et jouer avec ; arriver à les contrôler tout en restant naturel. C’est une très bonne expérience que je compte bien renouveler. Ce projet avait pour objectif premier d’être une démo de comédienne pour Thalya, c’est pour cela que l’histoire se focalise sur elle et son double. Je devais même être encore moins visible sur le court-métrage mais, pour avoir une meilleure fin, nous avons allongé les choses.

Le tournage s’est déroulé sur deux jours et demi, nous n’étions que tous les deux et j’avoue que nous avons pris nos aises avec les horaires.

Concrètement, c’est pour moi le tournage dans lequel je me suis le plus amusé, nous nous entendions tellement bien qu’il était difficile pour nous de nous empêcher de discuter pour nous concentrer.

L’empreinte

L’empreinte est un court-métrage réalisé dans le cadre d’un projet universitaire de l’université Marne-La-Vallée en Mars 2014.  

Nous avions pour thème la répétition et comme consigne de ne pas utiliser de dialogue et de musique, même intra-diégétique. (à l’intérieur de l’histoire. J’ai été responsable de l’image (cadrage, lumière) et ai fait le montage avec Augustin Thaï. 

 

 

Récit d’un tournage :

 

Nous étions une équipe de quatre personnes. Pour le 2nd semestre de notre licence 1 cinéma à Marne-La-Vallée nous avions comme travail de faire notre propre court métrage. Notre travail devait être supervisé par un de nos professeurs mais au final soyons clairs il ne nous a pas servi à grand-chose. Tout le travail du court métrage devait s’étaler sur huit semaines. 

Quatre semaines de création du scénario et de préparation du tournage, une semaine pour le tournage et trois semaines pour le montage.

Nous devions utiliser selon les plans prévus les bancs de montage Avid et les caméras de l’université. 

J’ai très vite convaincu le groupe d’utiliser mon 5d au lieu des vieilles Handycam Sony qui fonctionnaient uniquement en DV de l’université, ainsi que mon ordinateur personnel pour le montage. Mon ordinateur étant déjà bien plus puissant que ceux proposés par l’université, il nous permettait aussi de ne pas être limités par les horaires des locaux universitaires. 

De plus j’avais comme logiciel Adobe Première Pro que je trouve beaucoup plus simple d’utilisation qu’Avid pour un résultat qualitatif équivalent. 

Avec comme thème la répétition nous sommes arrivés très vite à un scénario tournant autour du train-train habituel de la vie « Métro, Boulot, Apéro, Dodo »  ^^ 

La difficulté première était d’arriver à exprimer une histoire sans dialogue, mais aussi à garder un rythme sans musique. 

Ayant d’autres projets à ce moment-là, j’ai préféré m’éloigner de la partie scénario et organisation pour ne m’occuper que des cadres lors du tournage ainsi que du montage.  Mais surtout le scénario créé ne me correspondait pas du tout, et je ne me voyais pas réaliser un scenario que je n’aimais pas. 

Le scénario fut donc écrit par Augustin Thaï, Maxime Pezet et Selma Borges. 

Ils organisèrent également le casting, le déroulement du tournage, le découpage technique. Pour le choix des actrices, nous avons organisé un casting sur deux jours dans les locaux de Marne-La-Vallée auquel j’ai assisté. Pour l’acteur principal nous l’avons finalement choisi un peu au dernier moment.

 

Le tournage :

 

Il se déroula sur trois jours. Pour le premier jour nous avons tourné les plans extérieurs dans la rue de Nevers avec l’acteur principal et la mendiante, puis les plans à l’intérieur du métro. Nous avons choisi le métro 3bis qui est souvent désert. De plus nous n’avions pas d’autorisation de tourner, donc nous avions moins de chance de tomber sur des contrôleurs. 

Le deuxième jour a été notre plus grosse journée, nous avons commencé le matin à tourner sur le Pont Neuf. Les plans en extérieur étaient difficiles, en particulier sur le Pont Neuf où il y avait une importante fréquentation de touristes qui ne comprenaient rien à ce qu’on leur disait. 

J’étais à la camera, les autres s’occupaient d’arrêter les gens quand nous filmions mais c’était extrêmement difficile puisque beaucoup de gens ne voulaient pas s’arrêter, certains même regardaient la caméra lors de leur passage ce qui était très énervant. 

Je me rappelle en particulier d’un plan où je devais filmer l’autre côté du pont et où on ne pouvait le faire qu’à un moment très précis où les voitures venaient juste de passer devant le feu vert. D’ailleurs le dernier plan sur le Pont Neuf a été très émouvant puisque je devais filmer de très loin. Nous en avions marre au bout de trois heures à essayer de ne pas filmer la foule, et pour cette dernière scène nous avons décidé de ne plus laisser passer personne. Augustin, Maxime et Selma étaient derrière moi pour empêcher les gens de passer et lorsque j’ai dit « coupé ! » il y avait derrière moi au moins trente personnes qui attendaient que le plan soit fini ; c’était assez impressionnant pour les étudiants que nous sommes. 

 

L’après-midi, nous avons tourné les différentes scènes de rue ainsi que des scènes à La Défense avec les mêmes problèmes avec les passants que sur le Pont Neuf. Ensuite nous avons tourné les scènes du restaurant aux alentours de Châtelet, les propriétaires du restaurant on été très gentils et nous ont donné naturellement l’autorisation de filmer. Pour finir nous avons ensuite tourné de nuit jusqu’à 22h à Noisy Le Grand pour les scènes de l’accident. Il fallait absolument que j’ai confiance en la conductrice de la voiture qui arrivait très vite, droit sur moi avec la caméra…  Légèrement stressant comme expérience ! 

Le lendemain a été plus tranquille puisque nous avons tourné toutes les scènes en intérieur dans l’appartement d’Augustin Thaï. 

Nous avons avancé beaucoup moins vite que prévu et la lumière extérieure (la lumière principale) commençait à manquer vers la fin, heureusement tout a été fini au bon moment. Eh oui, comme c’était un court métrage étudiant nous n’avions pas de budget, c’est aussi pour cela que tous les participants à ce projet ont été bénévoles, comme les acteurs. 

 

Le montage :

 

La partie tournage était maintenant terminée et elle s’était déroulée bien mieux que ce que j’aurais cru ; l’organisation était vraiment bien et surtout nous n’avons pas eu de problème majeur. Ma plus grande crainte a été qu’un de nos acteurs nous lâche à la dernière minute mais cela n’a pas été le cas. 

Augustin le réalisateur m’a laissé entièrement faire mon travail au niveau des cadres, il m’a expliqué ce qu’il voulait voir, je lui faisais un cadre et ensuite voyais avec lui si celui-ci lui convenait. C’est comme ça que nous avons travaillé tout au long du tournage et ça a bien fonctionné. 

Maintenant arriva le plus gros du travail, celui du montage. J’ai fait entièrement le derushage et le plus gros du montage lorsqu’Augustin n’était pas avec moi, nous devions rendre le court métrage trois semaines après le tournage… 

De ce fait nous avons beaucoup travaillé ensemble au montage, le montage son a été la plus longue partie. Le souci principal a été la vitesse d’enchaînement des plans et ceux que nous avons retiré au fur et à mesure pour ne pas trop lasser le spectateur.

L’autre soucis a été que notre court métrage ne devait pas dépasser les 4 minutes, de grosses coupes ont été nécessaires mais heureusement car le court est déjà très répétitif en version final, le garder en version longue aurait été une erreur. 

 

Conclusion : 

 

Pour ce court métrage, travailler en équipe a été difficile et m’a bien démontré à quel point le montage son est bien plus long que le montage vidéo. Ce que je retiendrai c’est le son du réveil qui à force de l’entendre m’a traumatisé ^^

Hollywood

Teaser Hollywood et Hollywood sont deux vidéos tournées lors d’une soirée organisée par le BDE de Marne-La-Vallée le 22 Mars 2014. Je considère ses deux vidéos comme ma 4iéme création personnel car c’est la première fois que j’ai été confronté à une captation en direct d’un événement ainsi qu’a un montage que j’ai voulu rythmique.

Le Teaser

Hollywood

 

Cette soirée devait faire venir 1 300 personnes dans le bâtiment Copernic de l’université de Marne-La-Vallée. La soirée se déroulait dans trois salles, une Electro, une Reggae Pop et une autre. Je faisais partie du BDE (Bureau des Étudiants), l’association principale de ma faculté. Les dirigeants voulaient une vidéo Making Off de la création de la soirée pour pouvoir présenter leur travail et l’envers du décor.

J’ai proposé une vidéo plus courte centrée uniquement sur la soirée avec des plans ultra rapides et qui pourraient retranscrire l’ambiance régnant durant la soirée. Le BDE a demandé à l’association Audiovisuel unique de la Fac (803Z) de faire la captation de tout ce qui se déroulait avant, pendant et après la soirée pour faire le Making Off.

 

La soirée : 

 

Durant la soirée je devais donc filmer les parties qui m’intéressaient et prendre également des photos si je le pouvais. J’avais donc, pour filmer, mon Canon 5D Mark 2 équipé de mon 50mm 1.4 et d’un gros diffuseur à led. J’aurais aimé avoir un grand angle mais je n’ai trouvé personne pour m’en procurer un. J’avais également une Gopro Hero3 White Edition que j’avais empruntée à une amie.

Avec moi, il y avait quatre cadreurs de 803Z équipés d’un Canon 7D, d’une GoPro Hero 2 White Edition et d’une plus petite caméra dont je ne connais pas le nom.

La soirée s’est déroulée parfaitement bien, je faisais très attention à mon matériel car avec les personnes éméchées on ne voit rien venir. Le plus ennuyeux était que tout le monde croyait que je prenais des photos donc ils s’arrêtaient immédiatement et prenaient la pose. Après ils ne comprenaient pas pourquoi je ne prenais pas de photo. J’étais très souvent interrompu quand j’étais au milieu de la foule par des gens qui venaient me voir pour que je les prenne en photo, je devais m’arrêter très souvent en laissant tourner l’appareil pour leur expliquer que je filmais.

Cette partie de la soirée a été la plus pénible mais l’avantage est qu’il y avait quand même beaucoup de place et que j’étais rarement bousculé, même en plein milieu de la foule. Une difficulté particulière aussi était que je devais faire la mise au point manuellement tout en essayant de maintenir mon appareil stable. Heureusement ce n’était pas la première fois que je devais filmer et changer le point en direct avec des personnes qui bougent.

 

Le Montage :

 

Quelques jours après la soirée j’ai pu regarder mes rushes mais j’ai été un peu déçu car beaucoup de gens avaient pris la pose à la vue de mon appareil. Or, je voulais des gens qui dansent et qui soient indifférents à la caméra. En outre, comme je n’avais pas de grand angle j’avais très peu de plans larges des salles. J’attendais avec beaucoup d’espoir les rushes des deux caméras filmés par les quatre personnes de l’association 803Z mais… douche froide.

J’étais tellement dégoûté par ces rushes que j’ai bien cru abandonner le projet :

 

* Sur les deux caméras aucun réglage n’avait été fait ; résultat : une image extrêmement bruitée puisque la caméra se mettait par défaut en 3200 ISO. Concrètement, l’image était horrible.

* Comme je m’en doutais en les ayant vu filmer, ils ne savaient pas cadrer (sauf un des quatre où cela allait à peu près mais malheureusement c’est celui qui a le moins filmé). Je me suis retrouvé avec des plans qui allaient beaucoup trop vite, qui bougeaient dans tous les sens ainsi qu’une utilisation du zoom frénétique…

* La soirée se déroulait dans trois salles. Pourtant environ 70 % des rushes avaient été filmés uniquement dans la même salle. Je ne sais pas comment ils ont réussi à faire cela. Parallèlement, j’avais filmé les trois salles en étant tout seul dans le même temps qu’eux-mêmes qui disposaient de deux caméras et de quatre cadreurs… Je rajouterais aussi que la soirée se terminait à 4 h 00 du matin et pour une raison que j’ignore ils ont arrêté de tourner à partir de 1 h 30, sans doute parce qu’ils ont décidé d’arrêter et de faire la fête. Je ne parlerai même pas du fait que j’ai également une bonne partie des rushes qui ont été filmés au tout début de la soirée, donc sur des pistes de danse quasi vides, ce qui n’est pas exploitable.

 

Après le moment de panique passé, je me suis attaqué au dérushage.

J’avais prévu, bien avant la soirée, d’avoir comme musique « Tsunami » puis de passer sur une version au violon de la même musique lors du générique. Je voulais des plans s’enchaînant très vite, ce qui correspondait bien aux rushes que j’avais.

Un des dirigeants du BDE m’a très vite contacté car il voulait une vidéo Teaser qui n’était pas prévue mais qu’il serait sympathique de faire pour donner aux gens envie de voir la grosse vidéo d’Hollywood. L’idée principale était de faire une vidéo en ne montrant quasiment rien de la soirée mais seulement des prises de vue des gens qui rentrent, et que l’on sente que la tension et l’action augmentent avant que la vidéo s’arrête. En le sachant plus tôt j’aurai  pu mettre en action une idée que j’avais eue : présenter les locaux avant et après, montrer la transformation incroyable qu’avait faite le BDE sur l’intérieur du bâtiment Copernic avec les décorations et la moquette rouge. Malheureusement je n’avais pas de rushes qui puissent être utilisés pour cela, et même très peu qui ne montraient pas la soirée. En plus je ne voulais absolument pas utiliser les rushes de début de soirée où la piste de danse est quasiment vide. J’ai fait le Teaser en environ trois heures avec certaines séquences que je ne comptais pas utiliser pour la vidéo principal.

Au dérushage j’ai décidé de trier les parties que je gardais en sept groupes.

 

Plan d’ensemble de la foule, plan taille rapproché groupe, intervention d’Olivier, séquence Gopro, séquence batteur, plan DJ.

J’ai ensuite divisé la musique en plusieurs morceaux et dessiné sur un grand tableau Velléda, en gros, ce que je voulais voir figurer dans chaque partie de la musique.

J’ai pu ensuite m’attaquer au véritable montage en faisant les enchainements de plans. Sur les enchainements les plus rapides (pendant les refrains) les images devaient être simples et homogènes sur leur contenu, car elles passaient si vite que si elles avaient été très différentes l’œil humain n’aurait rien perçu. En d’autre terme j’ai réalisé quelques expériences de vision qui m’ont amené à conclure qu’en dessous de 1seconde 20 jusqu’à 0.80 secondes l’oeil ne voit plus les détails mais continue à percevoir l’ensemble de l’image si les enchainements sont homogènes et représentent les mêmes choses.

 

Par exemple si j’ai un plan large d’une foule qui dure 0.95 secondes je peux soit avoir un plan zoomé dans l’image ou rapproché, ou avoir un autre plan large de foule. En dessous de 0.80 secondes l’œil sature sur la cadence des images et ne voit plus rien. Le plus difficile a été le commencement, j’avais dans l’idée de commencer par le titre Hollywood avec, à l’intérieur des lettres, la foule qui danse. Comme au début je n’y suis pas arrivé, j’ai créé un début en jouant avec le logo du BDE UPEM. Puis à la suite j’ai fait une deuxième tentative avec le titre Hollywood et j’y suis arrivé, je l’ai donc mis à la suite du logo BDEUPEM clignotant.

 

Conclusion :

 

La séquence d’après générique n’était pas prévue. Quand j’ai fini, j’ai trouvé la vidéo un peu trop courte et il me restait encore des morceaux intéressants de vidéo à exploiter. J’ai finalement laissé la musique avec le violon jusqu’au bout avec des plans qui s’enchainaient beaucoup moins vite.

On m’a dit plusieurs fois que la séquence d’après générique avait prêté à confusion puisque la plupart des personnes coupent la vidéo quand elles voient un générique, pensant que c’est fini. Pourtant j’aime bien, cela permet de rajouter un petit quelque chose avant de terminer.

Sur les dix premières vidéos que j’ai montées, celle-ci a été, et de loin, la plus compliquée. J’avais énormément de rushes et j’ai voulu faire beaucoup d’effets de montage.

C’était un véritable challenge, j’aime beaucoup cette vidéo puisque j’ai entièrement fait ce que j’avais décidé au départ.

Shoot and Look

Shoot and Look est une série de vidéos que je fais de temps en temps. J’avais vu le film « Minuit à Paris » de Woody Allen qui commence sur des vues de Paris. J’y avais vu un moyen simple et rapide pour créer des vidéos que je pourrais poster sur ma chaîne.

 

Shoot and Look #1

 

 

Récit d’un tournage :

Shoot and Look #1 est la première vidéo que je fais avec mon nouvel appareil photo/Camera Canon 5D Mark 2, le tout a été filmé le 12 Décembre à Paris, vous trouverez mon trajet dans l’album photo Shoot and Look.

La qualité n’est pas optimum, mon logiciel de montage a beaucoup de mal à convertir le format d’enregistrement de mon 5D qui est le .mov, de plus le transfert et la conversion de Youtube en un nouveau format fait perdre beaucoup de qualité. Pour le prochain j’aurai un nouveau logiciel de montage, cela devrait donc être réglé.

 

Shoot and Look #2

 

 

Récit d’un tournage bientôt 

 

 

Lana Del Rey – Blue Jeans

Récit d’un tournage :

Le commencement :

 

Ce clip vidéo a été fait dans le cadre d’un BTS pour lequel je postulais. Je devais démontrer un minimum d’expérience, ma sœur me proposa son aide comme actrice dans un clip sur Blue Jeans de Lana Del Rey que je voulais réaliser.

Muni d’un nouvel appareil photo/Camera (Nikon D600) je pouvais grâce aux réglages, jouer sur la luminosité et la profondeur de champs mais je ne m’en suis pas servi car j’ai eu très peu de temps pour mettre en place le tournage.

Celui-ci se déroula chez des amis de ma mère au centre d’Avignon et dura deux jours.

J’avais fait les repérages de plans et décidai de limiter au maximum les vues sur trépied pour changer. Malheureusement le premier jour de tournage ne se passa pas comme prévu.

 

Tournage / Montage :

 

Nous avons mis le décor en place mais au moment de tourner je me suis aperçu que l’image tremblait beaucoup trop. Avec un stabilisateur tout se passait bien d’habitude, l’image bougeait très peu, sauf qu’ici l’objectif en était dépourvu.

J’ai dû improviser une bonne moitié des plans pour combler ceux que je ne pourrai faire, j’ai d’ailleurs beaucoup regretté de ne pas avoir de travelling car il aurait donné un rythme et une esthétique supplémentaires.

Nous faisions notre possible durant le tournage pour que l’on croit que l’actrice chantait. Vu qu’il n’y avait aucune prise de son sur place je pouvais la diriger en direct, la musique était diffusée durant le tournage, nous avons souvent fait plusieurs prises, certaines ont même dû être refilmées le lendemain car se révélant trop sombres.

Toutes les scènes on été tournées avec différents plans. Pour mon premier court métrage j’avais fait l’erreur de ne pas avoir eu assez d’échelle de plan, ici je voulais pouvoir faire au montage des zooms dans l’axe du plan.

Par la suite le montage fut assez difficile car j’avais beaucoup de rush et il y avait des positions de l’actrice qui changeaient selon les prises, pas forcément raccord avec les autres plans.

J’avais une semaine pour faire le montage et l’envoyer avec les lettres de motivation pour le BTS. Malgré l’esthétisme de cette vidéo, je demeure insatisfait du résultat obtenu à cause de ce délai trop court.

Mon logiciel de montage gère très mal le format d’enregistrement qu’était le .mov et la vidéo subit des ralentissements à certains endroits, ce que je trouve gênant.

 

Remerciement :

 

Toutefois, je tiens à remercier ma sœur et ma mère qui m’ont grandement aidé pour ce clip vidéo, ainsi que la société Le Complot qui m’a prêté ce lieu sublime pour tourner.

Desire – Under your spell

 

Récit d’un tournage :

 

Le commencement :

 

Ce clip d’animation je l’ai fait un peu sur un coup de tête.

Depuis mon premier cours métrage, je voulais absolument recommencer mais je ne trouvais aucun acteur motivé. Ainsi, je me suis dit que je pouvais me tourner vers le système stop motion.

Le principe même du stop motion est d’avoir un objet : on prend une photo de celui-ci, on le bouge un peu, on reprend une photo et ainsi de suite pour obtenir à la fin un mouvement, avec les images alignées et accélérées.

Ce système (utilisé par exemple dans les films Wallace et Gromit) certes très long, permet de transformer n’importe quel objet en acteur, ce qui était une bonne nouvelle pour moi car je n’en avais pas. De plus, ici il ne s’agissait plus de filmer mais de prendre des photos, grâce à cela j’allais automatiquement avoir une meilleure qualité vidéo.

A ce moment-là j’écoutais une chanson en boucle, « Under Your Spell » de Désire, et les paroles m’inspiraient beaucoup. En écoutant les paroles j’imaginais très bien un personnage triste, la tête baissée sous la pluie avec des personnages féminins qui le saluaient en arrière plan, mais auxquels il ne prêtait pas attention car il avait perdu sa bien-aimée.

Pour la voix je pouvais aussi avoir un personnage en gros plan qui chante. Donc, j’ai eu l’idée d’une cassette audio avec les paroles qui défilent sur la bande magnétique, pour le piano je pouvais avoir les touches alignées qui s’allument suivant le rythme de la note.

 

Le mini décor :

 

Pour tout mettre en place, il fallait quand même que je réduise le travail trop conséquent pour moi tout seul. Il fallait que je travaille sur quelque chose de plat, il ne fallait pas que j’ai aussi à travailler sur l’arrière plan, j’ai alors utilisé une plaque de contre-plaqué de mon premier court métrage, ainsi qu’un tableau Velléda autocollant que j’ai étalé sur le contre-plaqué.

J’avais donc ma surface de travail, ensuite il fallait que je trouve comment positionner horizontalement mon appareil par rapport au sol pour qu’il soit face à ma surface de travail. J’ai utilisé mon trépied que j’ai démonté et remonté d’une façon différente pour obtenir ce que je voulais.

Par la suite j’ai positionné mon trépied sur ma zone de travail et marqué l’endroit des pieds de celui-ci puis les ai fixés avec du scotch. J’ai fait des tracés sur mon tableau Velleda pour délimiter ma zone de travail.

Maintenant il me fallait mes acteurs, il me fallait des personnages plats car ils seraient allongés horizontalement et risqueraient de ne pas être stables. J’ai fait d’abord les touches de piano avec Paint puis j’ai décidé de créer un personnage tout simplement avec le même logiciel, j’ai réutilisé les barres en guide de jambes du personnage par la suite pour le gros plan sur le visage de la chanteuse, puis, pour la cassette j’ai eu simplement à refaire les paroles, j’ai imprimé le tout et fait beaucoup de découpages.

J’ai commencé par le piano, cela a été la partie la plus difficile. J’avais repéré toutes les touches qui devaient s’actionner mais cela m’a pris énormément de temps puisque, pour éviter que les touches ne bougent, je les avaient scotchées, et je devais défaire et refaire entre chaque prise une partie du piano, le tout constamment à genoux.

J’ai continué ensuite avec le personnage, j’ai voulu refaire la pluie mais cela n’aurait pas collé alors j’ai prévu de la rajouter au montage. J’ai voulu faire aussi les personnages féminins à l’arrière-plan mais créer une perspective qui bouge sur une surface plane a été trop complexe et j’ai abandonné l’idée.

Le nuage qui figure au-dessus du personnage est le même que celui de mon logo. En fait, j’ai créé mon logo en même temps que ce clip d’animation.

J’ai continué par le plus simple, la cassette avec les paroles qui défilaient puis par le personnage en gros plan qui chante. Je me suis fait une fiche avec les paroles en anglais et j’ai dessiné en-dessous le mouvement des lèvres, j’ai fini les prises par ce que j’appelle la chorale, ce sont les trois petit smileys de la fin.

Durant tout ce tournage j’ai été obligé de faire mes prises la nuit pour garder une lumière constante. Celui-ci a duré une semaine et demi et j’ai pris plus de six cents clichés.

 

Le montage vidéo :

 

Par la suite j’ai démarré le montage en commençant par le piano et je me suis rendu compte de la difficulté du montage sur du stop motion, puisque la musique doit être synchronisée avec les images. Or, dans toute musique il y a des accélérations et des décélérations qui doivent être transposées sur les images des touches du piano. J’avais déjà pas mal souffert pour arriver à aligner l’actionnement des touches dans le bon ordre, mais après je me suis rendu compte que j’avais omis des scènes (dans la précipitation de finir j’avais tout rangé). En effet c’est le seul tournage qui a le plus joué avec ma patience…

Quand j’ai pris conscience de cela j’ai tout arrêté, en me disant que ce n’était qu’un bout d’essai et que la vidéo ne sortirait jamais. Je ne me suis remis au montage que quatre mois plus tard, motivé pour qu’il puisse apparaître sur mes lettres de motivations pour les BTS Audiovisuel que j’envisageais.

Comme il me manquait des scènes j’ai commencé par réduire la longueur de la musique. Enfait, je l’ai réduite un peu petit à petit, au fur et a mesure que je me rendais compte du peu de matière sur laquelle je pouvais travailler. La durée initiale de la musique étant de cinq minutes, est passée à trois minutes.

Cela a été le montage le plus compliqué sur lequel j’ai eu à travailler, puisque chaque image devait absolument être raccord avec le son, le son du piano avec les touches de celui-ci, les paroles de la chanteuse avec les mouvements de lèvres, même la cassette audio m’a demandé du travail puisque l’affichage des paroles devait être raccord. En outre, il me manquait des morceaux de scène que je n’avais pas assez allongées au tournage, ce qui occasionne des images saccadées par moments.

J’ai allongé au maximum ce clip, cela se devine puisque certaines choses sont mises à l’envers dans certaines scènes pour combler un peu.

 

Conclusion : 

 

En conclusion, pourmoi ce clip est bâclé et j’en suis le seul responsable puisque, au moment du tournage, à chaque fois que je commençais j’avais déjà hâte que ce soit fini. Je n’ai même pas pu faire la pluie au dessus du personnage qui marche en même temps car je n’avais pas le logiciel approprié.

Le stop motion demande beaucoup de rigueur et autant de patience… J’ai toujours beaucoup d’idées d’animations mais la difficulté de les mettre en place m’empêche de recommencer pour l’instant.

Malgré tout je suis très fier du piano et de la cassette qui sont pour moi le meilleur de ce clip.

Et le monde continuera de tourner…

 

Récit d’un tournage :

 

Le commencement :

 

Pour mon bac, j’avais eu en épreuve d’Arts Plastiques la création d’un projet. Nous avions carte blanche pour créer absolument tout ce que nous voulions et j’ai décidé de faire mon premier court métrage.

En effet j’ai toujours voulu faire du cinéma et pourtant je n’en avais jamais vraiment fait. C’était l’occasion. De plus je voulais faire des études de cinéma après mon bac, et je savais très bien que les élèves de filière générale option cinéma auraient une grande avance sur moi.

J’ai toujours eu horreur des courts-métrages amateur et j’avais déjà remarqué que malgré une montée en puissance de la qualité vidéo numérique, ce qui gênait le plus était l’enregistrement du son.

Je voulais avoir un rendu le plus professionnel possible alors il ne devait pas y avoir de son, en tout cas de son enregistré sur place.

J’avais réalisé que je n’avais aucun contrôle sur la qualité et la profondeur du son, en revanche sur l’image oui.

J’étais équipé d’une caméra qui filmait en 1920 x 108060i (le 60 images par seconde ne change rien vu le taux de compression) et il n’y avait rien de manuel. En outre, malgré un très bon stabilisateur rien ne valait une Steadycam.

 

Il me fallait donc un endroit très éclairé pour éviter une montée en ISO, des plans fixes avec peu de mouvements  à l’intérieur pour éviter la pixellisation. De plus, parfois il fallait que je fasse avec une mise au point automatique lente ou quasi inexistante.

J’ai eu très rapidement l’idée d’un drogué faisant une overdose dans des toilettes publiques avec un cliquetis d’horloge en guise de rythme de son cœur. Le cliquetis me permettait d’avoir une lente montée en pression du spectateur, je voulais quelque chose qui choque.

J’ai eu l’idée aussi du cadrage en plan d’ensemble au-dessus qui tourne. Celui-ci devait à la base commencer en très gros plan sur le visage du personnage mort, pour ensuite tourner et s’éloigner progressivement en pland’ensemble.

J’ai fini par abandonner l’idée de l’utilisation du zoom, ma caméra n’avait pas de contrôle du zoom en manuel et celui en automatique était bien trop rapide.  Le seul moyen pour obtenir un plan au plafond qui tourne était de construire une petite plateforme où placer la caméra et, ensuite, de faire tourner celle-ci.

Par la suite, pour éviter des montées en ISO et pour pouvoir bouger comme je le voulais sans être limité par les murs, j’ai décidé de re faire un WC public en extérieur. Dans mon jardin, où je disposais de la place nécessaire.

Après cette décision de recréer un WC en entier en studios extérieurs, j’ai pris les mesures d’un WC déjà construit dont j’ai dessiné les plans.

 

Construction du décors : 

 

Pour sa réalisation, il me fallait les matériaux suivants :

 

–        Des panneaux d’aggloméré (250 x 125) qui feraient office de murs, leur dimension conséquente a nécessité la location d’un camion à plateau.

–        Des petits carrelages blancs basiques (15 x 15)

–        Des vis à bois

–        Des poutres en bois (27 x100 x 2) pour faire tenir les murs

–        Des équerres L en métal

–        De la peinture blanche

–        Du carrelage (15 x 15) que j’avais déjà en stock pour le sol

–        De la colle pour carrelage

–        Un WC, la pièce maitresse de tout ceci.

 

Après une étude comparative des prix dans différents magasins, j’ai tout acheté chez Bricoman pour un total de 150 € y compris la location du camion.

Le WC était à 70 € mais au final je n’ai pas eu besoin de l’acheter car une de mes amies arriva à m’en fournir un qui venait d’un chantier, cette même amie réussit à me fournir quelques seringues ainsi que des fioles vides. Je n’aurais pas pu aller plus loin sans ça.

Puis, j’ai mis une bonne après-midi à découper les planches pour ensuite les rassembler. En effet, les panneaux en aggloméré ne faisaient pas la taille correspondant aux murs que je voulais, il a fallu que je les découpe pour ensuite les assembler à nouveau avec les poutres en bois.

J’ai attendu jusqu’au dernier moment pour faire l’assemblage des murs et du sol. En effet un fort mistral s’était installé depuis deux semaines et je redoutais de devoir faire l’assemblage de ce décor en intérieur.

Un de mes meilleur amis, l’acteur principal, Damien, ne pouvait rester que trois jours.

Heureusement le matin où il est arrivé le vent cessa enfin, nous avons mis une heure pour faire l’assemblage des murs et du sol, puis le reste de la journée pour finaliser le décor (collage des carreaux au sol, tags, peinture etc…).

Nous avons fini cette journée par quelques répétitions à l’éclairage électrique.

Le lendemain matin, j’ai terminé la plateforme qui allait faire tourner la caméra du plan du plafond. On peut en voir la composition sur cettephoto :

Une perceuse, pour créer le mouvement de rotation (car à la main le mouvement n’aurait pas été fluide) et un repose-caméra accouplé à une roue qui est, en fait, le châssis d’un caddie que j’ai découpé à la disqueuse.

Une perceuse, pour créer le mouvement de rotation (car à la main le mouvement n’aurait pas été fluide) et un repose-caméra accouplé à une roue qui est, en fait, le châssis d’un caddie que j’ai découpé à la disqueuse.

Par la suite j’ai positionné la plaque pour faire en sorte que l’image soit centrée par-rapport à la pièce en réalisant plusieurs tests.

Puis, j’ai effectué un léger zoom pour éviter les déformations sur les bords dus à mon objectif grand angle.

 

Le tournage : 

 

Le premier jour de tournage a été uniquement utilisé pour les vues du dessus, positionnées au dessus du décor grâce à une échelle. Avec la porte fermée, Damien était enfermé dans le décor, l’absence de prise de son m’a beaucoup aidé car je pouvais diriger en direct mon acteur pendant que la caméra tournait. Nous avons fait cinq prises, chacune durant autour de quatre minutes. Mon acteur devait rejouer la scène en entier à chaque fois.

Pour le final où le corps de l’acteur gigote, il me fallait trente secondes où celui-ci ralentit petit à petit, je dirigeais mon acteur avec ma montre ce qui était assez difficile pour lui.

Nous avons repris les autres plans le lendemain. Nous avons enlevé le mur de droite pour que je puisse avoir les plans de face du personnage. Cette fois-ci nous avons refait la scène sept fois mais en omettant la scène finale de convulsion car, en s’allongeant, il sortait du champ.

J’ai fait ensuite plusieurs gros plans que finalement je n’ai pas utilisés, et nous avons démonté entièrement le décor pour pouvoir le stocker.

Au final, j’avais 12 gigas de rush ce qui représente environ une heure de vidéo à compresser en quatre minutes.

A partir de là je pouvais m’attaquer à la partie la plus compliquée qui était le montage.

J’ai utilisé pour cela Sony Vegas Pro 11. Pour avoir une concordance globale entre les battements de cœur et l’image, je devais m’appuyer sur quelque chose, j’ai alors créé une feuille avec le déroulement du jeu d’acteur avec celui de son cœur, les changements qu’il allait y avoir étant séquencés toutes les cinq secondes.

 

Le montage vidéo : 

 

Ensuite j’ai fait le montage vidéo en prenant les « meilleursmoments » de chaque prise et en veillant bien à ce que les mouvements de l’acteur soient raccords entre chaque plan. Puis, j’ai appliqué un filtre qui,grâce à différents réglages, diminua le nombre de couleurs pour rendre l’image quasiment en noir et blanc.

Ensuite je me suis attaqué au son. J’avais un bruitage de battements de cœur qui durait trente secondes, je devais le faire durer quatre minutes avec une accélération crescendo puis une décélération et un arrêt total à la fin.

Pour ce faire, j’ai utilisé Audacity et j’ai multiplié les battements de cœur pour qu’ils durent quinze minutes. Des craquements se faisaient entendre entre chaque multiple de mon battement, j’ai dû faire les changements au décibel près pour que cela soit le plus lisse possible àl’oreille.

Pour finir il fallait que je crée l’accélération du battement. Toujours en m’aidant de ma feuille de battements,  j’ai chargé sur le logiciel une accélérationde 5 % des battements toutes les cinq secondes, et pour la décélération je l’ai faite manuellement petit à petit.

J’ai raccordé ensuite le son avec les images en faisant quelques petits changements sur le montage, j’ai rajouté le générique, enfin, c’était terminé.

 

Je précise que tout peut sembler évident à première vue, et rapide, mais il m’a fallu trois semaines où chaque soir je travaillais cinq heures sur le montage. C’était la première fois que je faisais un montage et pour chaque étape réussie, j’effectuais des tests pendant plusieurs heures jusqu’à obtenir ce que je voulais.

Au moment du tournage et du montage je n’avais absolument aucune connaissance en raccord de plan, en montage ou en déroulement de tournage. Pour ce qui concerne le cinéma en général, j’avais juste vu beaucoupde films, je ne me suis inspiré de rien, j’ai seulement eu des idées que j’ai voulu mettre en place et ça a marché. J’ai eu de la chance sur certains points, mais c’est aussi pour cela que ce court-métrage comporte certaines erreurs dont je n’avaispas conscience quand je le faisais.

 

Remerciement :

 

Je finis en remerciant mes parents ainsi que ma grande sœur Gaëlle qui m’ont soutenu jusqu’au bout sur ce projet et sans qui rien n’aurait été possible.

Je tiens aussi à remercier Eric Tellene, premier spectateur de ce court-métrage et qui a cru en moi alors que beaucoup me tournaient le dos.

Un grand merci aussi à l’acteur, Damien, avec qui nous avons bien rigolé !