Hollywood

Teaser Hollywood et Hollywood sont deux vidéos tournées lors d’une soirée organisée par le BDE de Marne-La-Vallée le 22 Mars 2014.

Je les considère comme ma 4 créations personnelle. J’ai été pour la première fois confronté à tourner des événements en direct ainsi qu’a créer un montage rythmique.

Teaser Hollywood :

Hollywood :

Attention, la vidéo peut très bien être inaccessible puisque la musique Tsunami est protégée par des droits d’auteur.

 

Récit d’un tournage :

Le commencement : 

 

Cette soirée devait faire venir 1 300 personnes dans le bâtiment Copernic de l’université de Marne-La-Vallée. La soirée se déroulait dans trois salles, une Electro, une Reggae Pop et une autre. Je faisais partie du BDE (Bureau des Étudiants), l’association principale de ma faculté. Les dirigeants voulaient une vidéo Making Off de la création de la soirée pour pouvoir présenter leur travail et l’envers du décor.

J’ai proposé une vidéo plus courte centrée uniquement sur la soirée avec des plans ultra rapides et qui pourraient retranscrire l’ambiance régnant durant la soirée. Le BDE a demandé à l’association Audiovisuel unique de la Fac (803Z) de faire la captation de tout ce qui se déroulait avant, pendant et après la soirée pour faire le Making Off.

Durant la soirée je devais donc filmer les parties qui m’intéressaient et prendre également des photos si je le pouvais. J’avais donc, pour filmer, mon Canon 5D Mark 2 équipé de mon 50mm 1.4 et d’un gros diffuseur à led. J’aurais aimé avoir un grand angle mais je n’ai trouvé personne pour m’en procurer un. J’avais également une Gopro Hero3 White Edition que j’avais empruntée à une amie.

Avec moi, il y avait quatre cadreurs de 803Z équipés d’un Canon 7D, d’une GoPro Hero 2 White Edition et d’une plus petite caméra dont je ne connais pas le nom.

 

Le tournage :

 

La soirée s’est déroulée parfaitement bien, je faisais très attention à mon matériel car avec les personnes éméchées on ne voit rien venir. Le plus ennuyeux était que tout le monde croyait que je prenais des photos donc ils s’arrêtaient immédiatement et prenaient la pose. Après ils ne comprenaient pas pourquoi je ne prenais pas de photo. J’étais très souvent interrompu quand j’étais au milieu de la foule par des gens qui venaient me voir pour que je les prenne en photo, je devais m’arrêter très souvent en laissant tourner l’appareil pour leur expliquer que je filmais.

Cette partie de la soirée a été la plus pénible mais l’avantage est qu’il y avait quand même beaucoup de place et que j’étais rarement bousculé, même en plein milieu de la foule. Une difficulté particulière aussi était que je devais faire la mise au point manuellement tout en essayant de maintenir mon appareil stable. Heureusement ce n’était pas la première fois que je devais filmer et changer le point en direct avec des personnes qui bougent.

 

Le Montage :

 

Quelques jours après la soirée j’ai pu regarder mes rushes mais j’ai été un peu déçu car beaucoup de gens avaient pris la pose à la vue de mon appareil. Or, je voulais des gens qui dansent et qui soient indifférents à la caméra. En outre, comme je n’avais pas de grand angle j’avais très peu de plans larges des salles. J’attendais avec beaucoup d’espoir les rushes des deux caméras filmés par les quatre personnes de l’association 803Z mais… douche froide.

J’étais tellement dégoûté par ces rushes que j’ai bien cru abandonner le projet :

 

* Sur les deux caméras aucun réglage n’avait été fait ; résultat : une image extrêmement bruitée puisque la caméra se mettait par défaut en 3200 ISO. Concrètement, l’image était horrible.

* Comme je m’en doutais en les ayant vu filmer, ils ne savaient pas cadrer (sauf un des quatre où cela allait à peu près mais malheureusement c’est celui qui a le moins filmé). Je me suis retrouvé avec des plans qui allaient beaucoup trop vite, qui bougeaient dans tous les sens ainsi qu’une utilisation du zoom frénétique…

* La soirée se déroulait dans trois salles. Pourtant environ 70 % des rushes avaient été filmés uniquement dans la même salle. Je ne sais pas comment ils ont réussi à faire cela. Parallèlement, j’avais filmé les trois salles en étant tout seul dans le même temps qu’eux-mêmes qui disposaient de deux caméras et de quatre cadreurs… Je rajouterais aussi que la soirée se terminait à 4 h 00 du matin et pour une raison que j’ignore ils ont arrêté de tourner à partir de 1 h 30, sans doute parce qu’ils ont décidé d’arrêter et de faire la fête. Je ne parlerai même pas du fait que j’ai également une bonne partie des rushes qui ont été filmés au tout début de la soirée, donc sur des pistes de danse quasi vides, ce qui n’est pas exploitable.

 

Après le moment de panique passé, je me suis attaqué au dérushage.

J’avais prévu, bien avant la soirée, d’avoir comme musique « Tsunami » puis de passer sur une version au violon de la même musique lors du générique. Je voulais des plans s’enchaînant très vite, ce qui correspondait bien aux rushes que j’avais.

Un des dirigeants du BDE m’a très vite contacté car il voulait une vidéo Teaser qui n’était pas prévue mais qu’il serait sympathique de faire pour donner aux gens envie de voir la grosse vidéo d’Hollywood. L’idée principale était de faire une vidéo en ne montrant quasiment rien de la soirée mais seulement des prises de vue des gens qui rentrent, et que l’on sente que la tension et l’action augmentent avant que la vidéo s’arrête. En le sachant plus tôt j’aurai  pu mettre en action une idée que j’avais eue : présenter les locaux avant et après, montrer la transformation incroyable qu’avait faite le BDE sur l’intérieur du bâtiment Copernic avec les décorations et la moquette rouge. Malheureusement je n’avais pas de rushes qui puissent être utilisés pour cela, et même très peu qui ne montraient pas la soirée. En plus je ne voulais absolument pas utiliser les rushes de début de soirée où la piste de danse est quasiment vide. J’ai fait le Teaser en environ trois heures avec certaines séquences que je ne comptais pas utiliser pour la vidéo principal.

 

Au dérushage j’ai décidé de trier les parties que je gardais en sept groupes.

Plan d’ensemble de la foule, plan taille rapproché groupe, intervention d’Olivier, séquence Gopro, séquence batteur, plan DJ.

J’ai ensuite divisé la musique en plusieurs morceaux et dessiné sur un grand tableau Velléda, en gros, ce que je voulais voir figurer dans chaque partie de la musique.

J’ai pu ensuite m’attaquer au véritable montage en faisant les enchainements de plans. Sur les enchainements les plus rapides (pendant les refrains) les images devaient être simples et homogènes sur leur contenu, car elles passaient si vite que si elles avaient été très différentes l’œil humain n’aurait rien perçu. En d’autre terme j’ai réalisé quelques expériences de vision qui m’ont amené à conclure qu’en dessous de 1seconde 20 jusqu’à 0.80 secondes l’oeil ne voit plus les détails mais continue à percevoir l’ensemble de l’image si les enchainements sont homogènes et représentent les mêmes choses.

Par exemple si j’ai un plan large d’une foule qui dure 0.95 secondes je peux soit avoir un plan zoomé dans l’image ou rapproché, ou avoir un autre plan large de foule. En dessous de 0.80 secondes l’œil sature sur la cadence des images et ne voit plus rien. Le plus difficile a été le commencement, j’avais dans l’idée de commencer par le titre Hollywood avec, à l’intérieur des lettres, la foule qui danse. Comme au début je n’y suis pas arrivé, j’ai créé un début en jouant avec le logo du BDE UPEM. Puis à la suite j’ai fait une deuxième tentative avec le titre Hollywood et j’y suis arrivé, je l’ai donc mis à la suite du logo BDEUPEM clignotant.

 

La séquence d’après générique n’était pas prévue. Quand j’ai fini, j’ai trouvé la vidéo un peu trop courte et il me restait encore des morceaux intéressants de vidéo à exploiter. J’ai finalement laissé la musique avec le violon jusqu’au bout avec des plans qui s’enchainaient beaucoup moins vite.

On m’a dit plusieurs fois que la séquence d’après générique avait prêté à confusion puisque la plupart des personnes coupent la vidéo quand elles voient un générique, pensant que c’est fini. Pourtant j’aime bien, cela permet de rajouter un petit quelque chose avant de terminer.

 

Conclusion : 

 

Sur les dix premières vidéos que j’ai montées, celle-ci a été, et de loin, la plus compliquée. J’avais énormément de rushes et j’ai voulu faire beaucoup d’effets de montage.

C’était un véritable challenge, j’aime beaucoup cette vidéo puisque j’ai entièrement fait ce que j’avais décidé au départ.